Les lois de la Gestalt

La Gestalt est une théorie née en Allemagne au début du XXe siècle, cherchant à expliquer notre
façon de percevoir le monde qui nous entoure. Les formes se manifestent à notre vision dans
leur ensemble et non pas dans une multitude de détails.

1. Heuristiques de Nielsen : Ces dix principes d’ergonomie développés par Jakob Nielsen en 1994 sont largement utilisés dans le domaine de l’UX. Ils incluent des principes comme la visibilité de l’état du système, la correspondance entre le système et le monde réel, la prévention des erreurs, la flexibilité et l’efficacité d’utilisation, etc.

Les heuristiques de Jakob Nielsen sont un ensemble de 10 principes de base pour évaluer et concevoir l’expérience utilisateur (UX) d’un produit ou d’une interface. Publiées en 1994 par Jakob Nielsen, ces heuristiques sont toujours utilisées pour identifier les problèmes d’utilisabilité et améliorer l’expérience utilisateur.

Voici les 10 heuristiques de Nielsen :

  1. Visibilité de l’état du système
    L’utilisateur doit être informé en temps réel de l’état de l’application ou du site (chargement, progression, validation, etc.). Le feedback doit être rapide et clair.
  2. Correspondance entre le système et le monde réel
    L’interface doit parler le langage de l’utilisateur, en utilisant des termes, des concepts et des icônes familiers, au lieu de termes techniques. Elle doit suivre les conventions du monde réel.
  3. Contrôle et liberté de l’utilisateur
    Les utilisateurs doivent toujours disposer de moyens pour revenir en arrière, quitter une action ou annuler une erreur (bouton « Annuler » ou « Retour »).
  4. Cohérence et standards
    Il est important de garder une cohérence visuelle et fonctionnelle dans tout le système, pour que les utilisateurs n’aient pas à se demander si différentes actions ou mots signifient la même chose.
  5. Prévention des erreurs
    Concevez l’interface de manière à éviter les erreurs potentielles, en anticipant les problèmes et en empêchant les actions irréversibles.
  6. Reconnaissance plutôt que rappel
    Réduisez la charge cognitive en limitant ce que l’utilisateur doit se rappeler. Les éléments nécessaires doivent être visibles ou facilement accessibles, comme les options déjà visitées ou les actions disponibles.
  7. Flexibilité et efficacité d’utilisation
    L’interface doit pouvoir s’adapter aux utilisateurs novices comme aux utilisateurs experts. Par exemple, des raccourcis clavier peuvent aider les utilisateurs avancés à aller plus vite.
  8. Esthétique et design minimaliste
    Évitez les informations inutiles, qui risquent de surcharger l’utilisateur. Le contenu doit être pertinent et essentiel, chaque élément visuel doit avoir une raison d’être.
  9. Aide aux utilisateurs pour reconnaître, diagnostiquer et corriger les erreurs
    Les messages d’erreur doivent être clairs, sans jargon technique. Ils doivent expliquer le problème en langage simple et, idéalement, proposer une solution.
  10. Aide et documentation
    Bien qu’une bonne interface soit facile à utiliser sans documentation, il peut être utile d’offrir des aides et des guides pour des tâches complexes. Cette documentation doit être facile d’accès et claire.

Ces heuristiques sont très utiles pour réaliser des évaluations heuristiques (audits UX), permettant de repérer les problèmes d’utilisabilité majeurs et d’apporter des améliorations dans la conception des interfaces.



2. Norme ISO 9241-110 : Cette norme internationale propose des principes de dialogue pour les systèmes interactifs, incluant la pertinence de la tâche, la charge de contrôle, la gestion des erreurs, l’apprentissage, et la flexibilité.

3. Principes de Shneiderman : Ben Shneiderman a développé huit principes d’ergonomie pour l’interface utilisateur, dont la cohérence, l’utilisation de raccourcis pour les utilisateurs expérimentés, le retour d’information immédiat, la fermeture de dialogue, etc.

4. Critères de Tognazzini : Bruce Tognazzini propose des principes supplémentaires pour une expérience utilisateur optimale, en mettant l’accent sur des aspects comme le retour d’information, la visibilité, et la prévisibilité.